Vincent Péricard, l’homme qui allait trop vite

Espoirsdufootball.com vous propose de revenir sur la carrière de jeunes footballeurs qui étaient promis à un brillant avenir mais qui, à cause de mauvais choix de carrière ou autres, ont sombré depuis dans l’anonymat. Retour sur ses « espoirs déchus » du football.

Le 25 mars 2000, les supporters stéphanois découvrent un jeune attaquant issu du centre de formation et alors âgé de 18 ans. Vincent Péricard, d’origine camerounaise, est à cette époque l’un des grands espoirs français. A tel point que les dirigeants de la Juventus de Turin le contacte pour qu’il intègre les rangs de leur équipe de jeunes. Le joueur va alors au clash avec les dirigeants de Saint-Etienne, et quitte le club lors de l’été 2000, après seulement 2 apparitions chez les pros.
Son départ en Italie est alors vécu en France comme un nouvel épisode du pillage des centres de formations français par les clubs étrangers.

Péricard passera trois saisons de l’autre côté des Alpes, durant lesquelles il ne jouera en tout et pour tout que 36 minutes pour deux apparitions sous le maillot de la Vieille Dame.

A 20 ans seulement, il est déjà dans l’obligation de relancer sa carrière et décide de tenter sa chance en Angleterre. Il signe alors à Portsmouth, en Division One (équivalent L2). Pour son premier match sous ses nouvelles couleurs, il inscrit un but lors de la victoire face à Bradford (3-0, septembre 2008). Mais, miné par les blessures, il ne joue que 216 minutes en trois saisons, pour seulement une réalisation.
Le club de Pompey, remonté entre temps en Premier League, le prête coup sur coup à Sheffield United puis à Plymouth, où il retrouve du temps de jeu. Mais à la fin de son contrat, son club ne lui propose pas de prolongation et il est laissé libre.
Péricard s’engage avec Stoke City, dans une division qu’il connaît désormais comme sa poche. Il retrouve même une place de titulaire au sein de l’attaque des Potters (les potiers).

Si le joueur a été si peu rapide à retrouver une place sur un terrain, il l’est beaucoup plus sur la route. Déjà condamné à 2 retraits de permis pour excès de vitesse, il est interpellé une nouvelle fois pour la même infraction en 2007. Sauf qu’il roule alors sans son petit papier rose, déjà confisqué. Il se fait donc passer pour… son beau-père, et donne cette identité.
Après que la police se soit rendue compte de la supercherie, il est convoqué au tribunal où il écope en août 2007 d’une peine de prison de 4 mois fermes.

On pense alors sa (courte) carrière déjà derrière lui. Pourtant, à sa sortie sous liberté conditionnelle en septembre (après avoir purgé 5 semaines de prison), les dirigeants de Stoke lui redonne une chance. Durant 3 mois, il va exercer son métier de footballeur avec un bracelet électronique au mollet, nouvelle étape dans la descente aux enfers du joueur.
Toujours sous contrat avec Stoke à ce jour, il a été prêté il y a un mois au club de Milwall, qui évolue en L3 Anglaise.

En près de 10 saisons de professionnalisme, il n’aura joué que 96 matchs, pour un total faramineux de 11 buts. C’est peu pour un joueur que Julien Courbet présentait en 2000 dans un reportage comme « L’homme qui vaudra des milliards »….. Des milliards de quoi en fait ?

Posted by EspoirsduFootball.com

EspoirsduFootball.com est le site de référence sur l'actualité des jeunes espoirs du foot français et international

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment les données de vos commentaires sont utilisées.