Portrait – Farid Boulaya (Clermont Foot)

Le Clermont Foot réalise une bonne saison en Ligue 2, c’est indéniable. Et derrière les Famara Diedhiou ou Adrien Hunou, c’est tout un groupe qui se découvre cette année. A commencer par Farid Boulaya. Portrait d’un joueur qui n’est pas étranger à ce qui se passe en Auvergne.

Le natif de Vitrolles, âgé de 23 ans, a mis du temps à passer un cap contrairement à certains. Mais comme dit le dicton, tout vient à point à qui sait attendre. D’abord passé comme beaucoup par les clubs locaux de Vitrolles, Aubagne ou Les Pennes Mirabeau, comme un certain Samir Nasri. Mais c’est dans un autre club provençal que Boulaya fera ses preuves.

La formation à Istres

Le jeune joueur quitte son cocon et signe au FC Istres en 2009, pour intégrer l’équipe des U17 Nationaux. A l’issue de cette première année à un niveau national, Boulaya intègre directement la réserve, sans passer par la case U19. Preuve d’un niveau avancé pour son âge. L’équipe fanion est alors en Ligue 2, et l’équipe réserve navigue dans les différents échelons régionaux. Farid, malgré son jeune âge, s’impose au fur et à mesure comme un joueur important de l’effectif.

Cela va lui donner l’occasion en 2012, 3 saisons seulement après son arrivée au club, de goûter aux joies de la Ligue 2, et pas des moindres, puisque le provençal disputera ses premières minutes dans l’antichambre de l’élite française au stade Bollaert, face au RC Lens. Difficile d’envisager mieux comme baptême du feu !

Mais ses sept premières minutes de jeu en appellent forcément d’autres pour celui qui est considéré comme une valeur montante à Istres. Dès la saison suivante, Boulaya dispute 13 matchs avec l’équipe première, et alterne avec la DH. 2013 marque également la signature de son premier contrat professionnel, alors même qu’il ne compte que trois titularisations en Ligue 2. Aussi, l’istréen est sélectionné avec les espoirs algériens, mais n’a pas l’occasion de porter le maillot.

La saison 2013-14 marque le début des problèmes pour le club provençal, qui descendra en National. Pourtant, cette saison est aussi celle où Farid Boulaya compte le plus d’apparitions sous le maillot violet, avec un temps de jeu qui augmente de plus en plus.

Mais le National, n’est pas ce qu’il y a de plus plaisant pour se mettre en valeur. Pourtant, le natif de Vitrolles enchaîne les matchs. Mais malheureusement, il souffrira d’une hernie discale, qui l’éloignera des terrains pendant sept mois. Sept mois sans jouer, et malgré un retour tardif dans le groupe, il n’évitera pas la descente du club en CFA.

L’éclosion à Clermont

Le courant ne passe plus trop à Istres, et la descente en CFA l’oblige à quitter son club formateur. C’est alors que le Clermont Foot de Corinne Diacre s’intéresse à lui. En deux jours, l’affaire était pliée, et Boulaya quittait la Provence pour l’Auvergne. Et dès le début, le courant passe bien. Malgré une préparation entamée tardivement, et un retour dans le bain de la Ligue 2 qui aurait pu s’avérer difficile, Diacre lui fait confiance dès le premier match. Fin octobre, alors que le joueur s’est imposé comme pilier du club, Boulaya inscrit son premier but en Ligue 2 face… à Lens.

Cette saison, Boulaya démontre l’étendue de son talent grâce à la confiance engrangée matchs après matchs. Sa palette technique est impressionnante et ses dribbles ravageurs, comme le dit Ludovic Genest, son coéquipier à Clermont « On ne sait jamais où il va aller, et à cause de ça, pas mal de joueurs tombent, même à l’entrainement ».

En revanche, c’est dans le domaine défensif qu’il pêche un peu, à l’image des 43 buts encaissés par le club cette saison. Dans un dispositif comme celui mis en place par Corinne Diacre, qui est un 4-1-4-1, tout le monde doit participer activement à la défense, et lui-même concède qu’il n’est « pas au top à ce niveau-là ». Mais pour le reste, c’est que du bonheur pour celui qui les médias commencent à comparer à Riyad Mahrez. Du talent qu’il montre un peu plus à chaque match, entre passes magiques, gestes techniques et même des buts, le talent attire forcément les convoitises. La preuve que tout va bien pour lui : il a déjà joué deux fois plus de temps au total en trente matchs cette saison que lors des deux dernières saisons cumulées.


Pour vous donner une idée, plus de la moitié des clubs de Ligue 1 l’ont supervisé cette saison, de Lyon à Lorient en passant par Marseille. Des clubs étranges sont également venus au stade Montpied pour voir le joueur. Pourtant, le joueur déclarait que si Clermont montait en Ligue 1, il resterait à Clermont. En tout cas, il se pourrait bien qu’il suive la même trajectoire ou presque qu’un de ces prédécesseurs sous le maillot clermontois, à savoir Yacine Brahimi qui joue aujourd’hui au FC Porto, et est un maillon essentiel aux Fennecs aujourd’hui. Ça tombe bien pour Boulaya, puisqu’il déclairait récemment vouloir jouer pour l’Algérie, le pays d’origine de ses parents. Une pépite de plus pour les Fennecs ? Tout porte à croire que oui.

Fiche technique Farid Boulaya

Nom : Boulaya
Prénom : Farid
Date de naissance : 25 février 1993
Pays : Algérie
Poste : Milieu axial
Clubs successifs : Vitrolles, Pennes Mirabeau, Aubagne, Istres, Clermont Foot

Posted by Hugo Girard

Amateur de football depuis une certaine finale Milan-Liverpool, j'étais pourtant pas encore né pour la finale de la Coupe du Monde 1998. Aujourd'hui, le Borussia Dortmund me fait vibrer, au même titre que le Clermont Foot et la Ligue 2 en général. Un bipolaire footballistique donc.

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