Interview exclusive de Grégoire Puel du LOSC

L’attaquant des -18 ans du LOSC a accepté de nous rencontrer à Lille. Né le 20 février 1992 à Monaco, Grégoire Puel nous parle de sa carrière naissante et de ses relations avec son père, Claude.

Retrouvez également son portait chinois.

Bonjour Grégoire, peux-tu te présenter rapidement ?

Grégoire Puel, 17 ans, attaquant ou ailier droit au Lille Olympique Sporting Club depuis 2002.

Tu es donc arrivé au club en même temps que ton père, Claude. Tu jouais déjà au foot avant ?

Oui, j’étais dans les équipes de jeunes de l’AS Monaco. Mais je pratiquais aussi le karaté, l’équitation et surtout le tennis, qui m’intéressait plus, le foot c’était un loisir. Mais quand je suis arrivé à Lille je m’y suis consacré totalement. J’étais alors en Benjamin 2e année.

Désormais, tu joues en quelle catégorie d’âge ?

Le plus souvent j’évolue avec les -18ans. J’ai aussi joué un match en CFA, contre Moissy-Cramayel, au mois de décembre.

Comment se passe la formation des jeunes au LOSC?

Tout est centralisé au domaine de Luchin, que le club a fait construire il y a quelques années. On suit nos cours là-bas, entre jeunes du centre de formation. Nos horaires sont bien sûr aménagés par rapport aux entraînements.

Ce n’est pas trop difficile de rester tout le temps à Luchin?

Au début c’était plus compliqué  pour moi, car j’étais externe la saison dernière puisque je vivais encore chez mes parents, mais là ça va beaucoup mieux.
Pour le foot c’est vraiment parfait, puisque 2 minutes après les cours on est dans les vestiaires pour enchaîner. Par contre c’est vrai que par rapport aux jeunes qui suivent des cours dans les lycées public on a certains inconvénients, comme le fait de ne pas voir de filles par exemple (sourires)

Vous avez aussi une certaine liberté au centre de formation ou pas du tout ?

On est un peu coupé du monde c’est vrai, mais le club nous laisse des après-midis de libre, notamment le mercredi. Les jeunes qui le souhaitent sont amenés à un arrêt de métro, et on nous laisse toute l’après-midi de libre sur Lille, avec bien sûr des horaires à respecter.
Sur place, on a accès à internet jusque 22h30, pareil pour la télévision, sauf les soirs de matchs, qu’on peut suivre suivre jusqu’à la fin.

Tu nous a dit que tu avais déjà évolué en CFA. Quelle est la plus grande différence entre les -18 ans nationaux et le monde « semi-pro »?

A l’entrainement nous sommes déjà un peu préparés à ça, puisque nous sommes mélangés en groupes de niveau. Les jeunes qui jouent en -18 ans et CFA s’entrainent ensembles par exemple, et on sait déjà à quoi s’attendre.
Mais par exemple, en -18ans, tout le monde est toujours à fond, notamment au niveau du pressing.  En CFA, le jeu est plus « calme », les actions sont plus construites, et il faut surtout savoir accélérer au bon moment.

Les jeunes et les « pros » ne sont donc pas beaucoup en contact au LOSC?

Non, les seuls jeunes qui s’entraînent avec les pros sont ceux qui jouent très souvent en CFA, comme Badis Lebihhi, Jerry Vandam, Yannis Salibur et bien sûr Eden Hazard.

Les jeunes ont-ils des objectifs définis par le club, que ce soit individuellement ou collectivement?

Les équipes de jeunes n’ont pas tellement d’objectifs , mais on doit bien sûr figurer parmi les meilleures équipes, c’est normal.
L’été dernier l’entraîneur m’avait dit que je devais gagner ma place de titulaire en -16ans. Dès le premier match amical je suis passé chez les -18ans, donc j’ai vite franchis ce pallier. Personnellement je me suis dit que je devais travailler beaucoup à l’entraînement, ne pas trop calculer, toujours être à fond. Je dois surtout améliorer l’enchainement après le contrôle, car je vais trop vite et je perds souvent la balle à ce moment là.

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Il serait difficile de ne pas parler de la relation que tu as avec ton père, Claude Puel.
Cela ne te dérange pas trop de nous en parler ?

Non ça va. Il m’appelle tous les soirs, pour savoir ce que je fais à l’entraînement ou au niveau des études. Il me donne son avis quand je lui demande conseil aussi.

Quand il était entraîneur de Lille, cela n’était pas trop difficile d’être « le fils du coach »?

Si bien sûr. Quand j’étais là, les gens du club n’osait pas trop parler de mon père devant moi par exemple. Puis au moment où j’ai été surclassé, ça devait être « peut-être grâce à mon père ». Je le vis depuis que je suis ici, puisque quand je suis arrivé je n’avais pas un très bon niveau.
Au niveau de l’entraînement, parfois il récupérait les cassettes de mes matchs avec les jeunes, et me disait alors ce qui n’allait pas dans mon jeu.
Mais le fait d’être resté alors que lui est parti à Lyon, ça a été un poids en moins, c’est clair.

Tu t’es posé la question de le suivre?

Quand il m’a dit que Lyon l’avait contacté, il a demandé ce que je comptais faire. Je lui ait dit que je resterais ici. J’ai tous mes potes, certains avec qui je joue depuis que je suis arrivé au LOSC même. Je ne me voyais donc pas tout quitter comme ça.

Pour finir, où te vois-tu dans 3 ans ?

J’espère avoir signé mon premier contrat pro d’ici là, puisque je suis encore sous contrat aspirant jusqu’à la fin de la saison prochaine. Après je ne me pose pas trop cette question, puisque je suis bien ici, je progresse. On verra quand j’aurai signé pro.

Merci à Grégoire Puel d’avoir bien voulu répondre à nos questions.

Crédits photos: Jean-Luc Saulnier

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